Les positions dans l'écharpe en sergé croisé
Les possibilités sont multiples de la naissance à 4 ans.
L’écharpe en sergé croisé vous offre un grand nombre de possibilités. A celles et ceux qui ont le goût de l’exploration, elle permet le portage ventral, latéral et dorsal. Pourtant, nombreux sont celles et ceux qui se cantonnent à un seul nœud pendant des mois, et c’est dommage ... L’utilisation de l’écharpe demande un petit apprentissage qui permet d’en maîtriser les techniques de réglage.
N’hésitez pas à participer à un atelier de portage afin d’affiner votre technique et de poursuivre vos explorations ! Ceux qui en reviennent racontent qu’ils ont gagné un temps précieux et fait de véritables bonds en avant !
Porter sur le ventre :
Le portage ventral vous permet de contempler votre enfant en face-à-face. Cela nous rassure, grands débutants que nous sommes, et nous indique, sans intermédiaire, si tout est en ordre ou si notre enfant a besoin que nous modifions notre attitude par rapport à lui (notre posture, la sienne, la tonicité de notre attitude, la quantité ou le rythme de nos mouvements…)
Ne restez pas « bloquée » avec bébé sur le ventre :
Passez-le sur la hanche et au dos ! Vous serez plus active, à l’intérieur et à l’extérieur, et vous échangerez mille et une choses tout en vaquant à vos occupations. En portant votre enfant sur la hanche, vous menez comme une double existence : pleinement active et en même temps disponible pour votre enfant. Perché sur votre dos, il dort ou participe à vos activités. Il se fait petit cavalier dynamique ou papote avec les passants.
Sources Féminin bio. Ecrit par Ingrid van den peereboom.
Le croisé simple
Le portage en croisé est la technique la plus utilisée pour maintenir bébé près de soi. C’est la manière la plus simple pour porter l’enfant mais elle comporte quelques variantes que l’on ne connaît pas toujours.
Le croisé simple :
On le rencontre beaucoup, dans sa version rapide, sans réglage. Beaucoup utilisé pour faire des courses ou aller rechercher des aînés à l’école, il peut s’installer à l’avance, et on peut y installer et en sortir bébé plusieurs fois dans la journée sans avoir à enlever l’écharpe.
Je vous propose ici une version plus confortable, avec un petit réglage assez simple : après l’installation de bébé, défaites le nœud final, remontez bébé largement au-dessus des muscles de votre ventre en tendant les ourlets de chaque pan de l’écharpe. Réalisez le double nœud final après être passé(e) au-dessus des jambes de bébé.
Ses cuisses, entièrement soutenues, remontent alors sur les côtés, signe d’une bonne posture. De cette façon, il est impossible pour bébé de se retrouver en appui sur son entre-jambe comme on l’observe si souvent dans le croisé simple non réglé.
De nombreuses postures sont réalisables dans ce croisé.
Pourquoi régler le croisé simple ?
Le croisé simple non réglé laisse peu à peu descendre bébé sur le ventre du porteur, qui se cambre et relâche son périnée. Sur le ventre, il est recommandé, en dehors des variantes « allaitement », bébé descendu droit face au sein et décalé sur un côté puis sur l’autre, ou incliné sur le côté, de porter bébé très haut, pour prendre soin de son dos à soi. Après une césarienne, la cicatrice peut être douloureuse pendant plusieurs semaines. Bébé sera alors porté le temps jugé nécessaire par la maman la tête posée dans son cou. Certains ne conseillent plus du tout le croisé simple non réglé pour les bébés âgés de moins de trois mois : la posture de l’enfant dans ce nœud serait prématurée par rapport à l’évolution physiologique du dos de l’enfant. Sa tête semble parfois bloquée en arrière, en hyper-extension, et il ne semble pas la maîtriser aussi bien que dans le kangourou sur le ventre par exemple.
La version enveloppée du croisé ajoute à la croix dans laquelle l’enfant est installé une poche, située sous la croix ou autour de celle-ci.
Un dos bien arrondi :
Les croisés sont souvent utilisés (et c’est dommage) en écrasant le dos de bébé à l’aide de la croix (et de la poche qui l’accompagne). Il est primordial de veiller à respecter les courbes naturelles du dos de bébé, et le réglage du simple croisé peut beaucoup y contribuer.
Ingrid Van den peereboom Peau à Peau.
Le hamac
C’est une installation simple, asymétrique, ne demandant pas une longue écharpe (à partir de 2M70). Elle est inspirée du portage sud américain dans le rebozo et a donné naissance au hamac à boucles ou sling.
A portée de bisou : en hamac aussi !
Dans le hamac, découvrez un portage tout en relation et en action. Bébé participe au portage, s’équilibre par rapport à vous. Les premiers temps, vous garderez une main disponible pour équilibrer votre enfant. N’hésitez pas à le porter très haut, au-dessus de la crête de votre hanche et pas en appui sur celle-ci, pour ne pas que votre enfant soit soulevé à chaque mouvement de la jambe.
Le hamac existe avec nœud fixe, nœud coulissant (il doit être réalisé dans un tissu agrippant et être accompagné d’un nœud supplémentaire assurant la sécurité). Il y a aussi le « nœud sling », qui est réglable et présente l’avantage d’utiliser la longueur d’une écharpe standard. (cfr. pas à pas intitulé « die Hüftschlinge » sur le site www.didymos.de .
Le double hamac dans le dos ressemble au croisé simple. Il s’installe autour de l’adulte et de l’enfant, agrippé au dos du porteur. Astuce : l’écharpe ne repasse pas entre le corps de l’adulte et celui de l’enfant, qui est donc plus proche et ... bien plus léger ! Comme le hamac, ce double hamac induit une excellente assise de l’enfant, et par là un soutien sur mesure de son dos.
Ingrid Van den Peereboom.
Le kangourou
Les positions kangourou sur le ventre et kangourou sur le dos sont des positions symétriques, inspirées de techniques de nouage traditionnelles, réalisables avec une écharpe assez courte (3M60 et plus).
Avec une volte fermée sur l’épaule, elles permettent d’obtenir une poche bien réglée et stable autour du corps de l’enfant, même très petit.
Plus de confort : il respecte l’arrondi naturel du dos de l’enfant et offre au porteur un soutien dorsal optimal. Avec le kangourou sur le ventre, le bassin du porteur bascule spontanément vers l’avant, ce qui limite la cambrure et favorise le contrôle du périnée, atout précieux en période postnatale. Le kangourou sur le ventre ne passe pas sur les muscles du ventre qui ont été tant sollicités pendant la grossesse. Le kangourou sur la hanche est une position asymétrique, qui s’ajuste bien, grâce à la volte fermée.
Ingrid Van den Peereboom.
Allaiter en portage
Les bébés et petits enfants "emportés" au cœur de la vie sociale de leurs parents sont très "pratiques", peu encombrants, plus légers et faciles à transporter… et à allaiter !
Allaiter tout en portant bébé dans un porte-bébé kangourou n'est pas une sinécure. La hauteur de portage est souvent difficile, voire impossible à moduler de façon instantanée. Bien souvent, les seins sont inaccessibles tant que bébé est dans le porte-bébé kangourou, un écran textile s’immisçant souvent entre le porteur et l’enfant.
Certains porte-bébés souples et confortables peuvent faciliter l’allaitement à l’éveil – c’est à dire lorsque l’enfant est en éveil calme actif – tout en permettant à sa mère de poursuivre ses activités si cela s’avère nécessaire. Nulle obligation d’attendre que votre enfant dorme ou qu’il soit disposé à jouer seul pour vaquer à vos occupations ... Et lorsque le besoin de téter s’impose, à la caisse du supermarché par exemple, vous voilà sauvée ! Bébé tète, tandis que vous emballez vos courses, sous les yeux médusés des voisins (lorsqu’ils ont compris ce qui se passe – beaucoup croiront simplement que votre enfant dort ! Ils n’imaginent pas ce qui est en train de se passer !).
Le portage est une réponse au besoin naturel de proximité et de contact corporel du bébé. L’enfant porté bénéficie d’une expérience sensorielle multiple et, entre autres choses, d’un accès au sein plus aisé… Pas étonnant, dans ces conditions, que maman détecte si finement les micro-signaux en « langage des corps » que bébé émet à son intention : petits bruits, petits mouvements, qui « parlent » à sa maman. Cette proximité favorise une réponse quasi instantanée. Maman adapte son porte-bébé afin que bébé accède confortablement au sein. Les positions dans lesquelles il peut téter sont variées. Son besoin en mouvement est satisfait, avant et après la tétée, voire simultanément. Ensuite, le portage après le repas facilite la digestion. Et pour les bébés qui souffrent d’un reflux, être porté en position grenouille verticale pendant et entre les repas, le ventre bien appuyé contre celui de maman, permet d’apporter du réconfort à un bébé qui, sans cela, serait envahi par la douleur.
Bien installés, un hamac porte-bébé à boucles rondes (ou sling) ou une écharpe n’appuient pas sur les seins et ne risquent pas de gêner la lactation. Un porte-bébé asiatique s’adapte très bien à la situation. Les possibilités sont nombreuses. Explorez, et vous trouverez probablement des positions qui vous conviendront, à vous et à votre bébé ! N’hésitez pas à poser la question lors d’un atelier sur le portage : c’est le bon endroit pour découvrir ces petits gestes qui font la différence !
Ingrid Van den peereboom.
Pour les mamans
Toutes les mamans du monde maternent...
Donner son lait, c'est aussi donner la vie.
PARIS - Recommandé pour tous les nourrissons, le lait maternel est assimilé à un médicament pour les grands prématurés ou les bébés souffrant de certaines maladies, soulignent des spécialistes à l'occasion de la semaine de l'allaitement maternel célébrée en France du 12 au 19 octobre 2008.
Le lait maternel est "l'aliment idéal pour la croissance et le développement des nourrissons", selon l'Organisation mondiale de la santé: il contient exactement les nutriments dont l'enfant a besoin, il est facilement digéré et le protège des infections. Il favoriserait aussi la croissance cérébrale.
Ses qualités nutritives sont tout particulièrement importantes pour les grands prématurés (d'un poids inférieur à 1.500 g et/ou nés à moins de 30 semaines de grossesse). Quelque 10.000 grands prématurés naissent chaque année en France et doivent bénéficier de lait de femme, souligne le Dr Virginie Rigourd (Institut de puériculture et de périnatologie de Paris).
C'est le cas également de certains bébés intolérants aux protéines de lait de vache ou souffrant de pathologies particulières (maladies digestives, insuffisance rénale, cardiopathies...).
Les prématurés peuvent bien sûr être alimentés avec le lait de leur maman, mais toutes les mères ne peuvent pas ou ne veulent pas allaiter, pour différentes raisons, surtout lorsqu'elles sont confrontées aux conséquences de la maladie ou de la grande prématurité (hospitalisation, impossibilité de l'allaitement direct au sein...).
Pour répondre aux besoins de ces bébés, il existe des "banques de lait maternel", les lactariums, qui collectent, analysent, traitent et distribuent le lait de mères qui allaitent et acceptent d'offrir le surplus de leur lait.
La France compte 19 lactariums, dont un centre semi-industriel à Marmande (Lot-et-Garonne) qui collecte à lui seul 16.400 litres sur les quelque 60.000 litres récoltés par an en France (chiffres 2004).
Le fonctionnement est simple. Le matériel (tire-lait, biberons pour le stockage, étiquettes) est prêté aux donneuses qui conservent le lait au réfrigérateur et le congèlent en attendant le passage à leur domicile (ou à la maternité) d'un collecteur. Le lait est ensuite stocké au lactarium, décongelé, et pasteurisé.
Après contrôles bactériologiques, il est ensuite distribué aux services de néonatalogie, sur prescription médicale. Les grands prématurés représentent plus de 95% des bénéficiaires, précise le Dr Rigourd.
"Le lait de femme est considéré comme un produit de santé", souligne-t-elle. Son prix de vente (62,5 euros le litre) est établi par le ministère de la Santé. Le litre revient au lactarium à environ 90 euros.
"Le don de lait est un geste simple", martèle la pédiatre, avec peu de contraintes : remplir un dossier médical, respecter des mesures d'hygiène et faire pratiquer une prise de sang tous les 3 mois.
Les contre-indications au don de lait sont proches de celles du don de sang (antécédent de transfusion, pratiques sexuelles à risque...). Comme pour l'allaitement de son propre bébé, alcool, drogues et tabagisme sont prohibés.
Chaque donneuse donne en fonction de ses possibilités, entre 100 jusqu'à plus de 500 ml par jour. Sachant qu'un bébé de 1 kg a besoin d'une ration quotidienne de 200 ml.
Comme pour le sang, l'équilibre est fragile entre dons et besoins. Fin septembre, les stocks étaient "au minimum" au lactarium d'Ile-de-France.
Accoucher dans l'eau...naturellement.
| Santé et bien être : | |
| Écrit par Catherine Keller La Grande Époque - Genève | |
| 21-08-2008 | |
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Marie se prépare à accoucher, elle teste la baignoire pour nous (Maison de naissance L'Arche de Noé). De plus en plus de femmes souhaitent accoucher « naturellement ». C’est le choix d’une ambiance intime, feutrée pour que le bébé soit moins stressé par la naissance et pour pouvoir choisir la position qui leur conviendra le mieux. Le papa peut également participer à l’accouchement après avoir suivi une préparation. Accompagnée d’une sage-femme, la maman peut choisir de mettre au monde à son domicile, dans la position assise, debout, couchée… ou même dans une piscine. C’est au XVIIIe siècle que les premiers chirurgiens obstétriciens ont commencé à médicaliser les accouchements, pour lutter contre la mortalité élevée observée à domicile. Ce fait a marqué les esprits et l’accouchement à la maison est souvent encore aujourd’hui associé à la notion de danger. En France, moins de 2 % des accouchements se font à domicile. Les femmes qui souhaitent accoucher à la maison sont convaincues du bien-fondé de leur démarche. Pour se renseigner on peut visiter différents forums où témoignent des femmes qui ont choisi cette expérience de vie. Le matériel pour accoucher à la maison dans l’eau est une baignoire assez spacieuse pour que la future maman puisse faire évoluer ses mouvements tout en restant dans l’eau. Cela peut être une piscine pliable de soixante centimètres de haut d’un diamètre d’un mètre cinquante avec des bords et un fond gonflés d’air que peut fournir la sage-femme. À cela s’ajoute un tuyau raccordé à un robinet d’eau chaude et froide et un tuyau avec une pompe pour évacuer l’eau de la piscine car l’eau doit garder une température variant de 35 °C à 37 °C maximum et rester propre pour éviter les infections. Avec un thermomètre, on veillera à ce que l’eau soit toujours à la bonne température. Au-delà de 37 °C, des tests ont démontré que le bébé et la maman présentaient de la tachycardie et en-dessous de 35 °C, la température ne permet pas aux muscles de se décontracter suffisamment. Quand on souhaite accoucher à la maison, il est recommandé de prévoir une maternité en cas d’’accouchement prématuré où de complications. Des examens dans la maternité choisie sont effectués au préalable. Françoise Bardes, sage-femme depuis 1985, constate que « les épisiotomies qui se pratiquent largement dans les maternités françaises ne sont pas toujours nécessaires. Seul le risque d’une déchirure jusqu’à l’anus justifie cette opération. Comme les femmes qui peuvent accoucher à la maison sont celles qui ne présentent pas de complications, on ne rencontre pas vraiment cette situation ». D’ailleurs, cette pratique est devenue très rare dans bien des pays comme en Suisse où Odile Evequoz, sage-femme à l’Arcade des Sages-Femmes à Genève, confirme que actuellement sur Genève, les épisiotomies se pratiquent très peu même en milieu hospitalier. Françoise a aidé de nombreuses mamans à accoucher dans l’eau : « Je ne dirais pas que l’eau accélère le processus mais ce qui est certain, c’est que les femmes souffrent beaucoup moins. Très peu demandent une péridurale ». Ceci est confirmé dans les maternités possédant une salle munie d’une baignoire de dilatation. Mais, « on ne peut pas en tirer de règle, j’ai une maman qui est entrée dans la baignoire pour accoucher et d’autres qui ont fait tout le travail dans l’eau et qui au moment d’accoucher ne supportaient plus de rester dans l’eau, elles ont accouché hors de l’eau. Je pense que cela est dû aux hormones, au moment de la sortie du bébé, la maman est plus dynamique. Comme l’eau est relaxante, il se peut qu’elle ait besoin d’un élément plus dense pour ce travail. » Une fois que le bébé est sorti, il peut rester dans l’eau car il reçoit encore l’oxygène par le placenta. Le bébé garde jusqu’à l’âge de quatre mois le réflexe de ne pas respirer sous l’eau, il n’y a donc pas de crainte à avoir de ce côté-là. Mais comme le placenta peut se détacher rapidement, ce qui asphyxierait le bébé qui reste sous l’eau, il est préférable de le sortir sans trop tarder. On remarque très souvent qu’un bébé qui vient au monde dans l’eau ne pleure pas. On peut alors se poser la question : est-ce parce qu’il sort en douceur par paliers et reste en contact avec sa maman ? France, le site de l’association des sages femmes indépendantes donne les adresses de sages femmes proches de chez vous qui peuvent vous accompagner durant votre grossesse et votre accouchement. Certaines accouchent à domicile, parfois dans l’eau et d’autres sont associées à une maternité, elles vous aideront à accoucher en salles de préparation. Sur Paris, la maternité de l’hôpital Pierre Rouques "Les Bluets" et la clinique «des Lilas» ont une salle de «dilatation» avec baignoire mais seule la clinique «des Lilas» permet l’accouchement dans l’eau. D’autres adresses . | |
Dans l'eau à domicile.
Je trouve le montage magnifique...
Lactarium de Lyon
Parce que beaucoup de bébés prématurés, de nourrissons malades ont besoins de lait maternel, vous pouvez donner votre lait au lactarium de la croix rousse à Lyon.
Voici la plaquette : plaquette_lactarium







