19 octobre 2008

La sage-femme

Une sage femme est une personne qui a acquis les compétences nécessaires pour être reconnue en tant que sage-femme,

elle assure la supervision, donne les soins nécessaires à la femme enceinte, en travail et en période post-partum,

elle aide lors d'un accouchement sous sa propre responsabilité et prodigue les soins au nouveau-né et au nourisson

et fait de l'éducation prénatale et la préparation au rôle de parent.

La sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est requise et aussi pratiquer certains actes médicaux comme une épisiotomie, tout comme elle peut réparer la lacération ou la déchirure du premier ou du deuxième degré du périnée.

En cas d'urgence, dans l'attente d'une intervention médicale ou en absence de celle-ci, elle peut appliquer la ventouse, pratiquer l'accouchement en présentation du siège, pratiquer l'estraction manuelle du placenta et même procéder à la réanimation de la femme ou du nouveau-né.

Elle peut prescrire ou administrer un médicament mentionné dans la liste réglementée, effectuer ou interpréter un examen et une analyse mentionnés dans la liste établie par réglement.

Est ce sécuritaire ?
Les femmes enceintes en bonne santé et présentant une grossesse à faible risque sont celles qui peuvent choisir une sage-femme en toute sécurité. Les sages-femmes, par leur formation, leur expérience et leur encadrement, ont toute la compétence nécessaire pour rendre leur pratique la plus sécuritaire possible.
De plus, l’approche sage-femme (surtout que seules celles présentant un faible risque de complications sont suivies par des sages-femmes) conduit à un moins grand recours aux forceps et à la ventouse, aux césariennes, aux épisiotomies, etc.

Comment ça se passe ?
Au cours de la première rencontre, la sage-femme effectue une évaluation de la femme enceinte afin de s’assurer qu’elle satisfait aux critères d’admissibilité. Par exemple, les femmes portant des jumeaux ou qui ont eu une césarienne à leur accouchement précédent ne peuvent pas être suivies par une sage-femme.

En général, la sage-femme rencontre sa cliente une fois par mois du début de sa grossesse jusqu'à la 32e semaine, puis aux deux semaines entre la 32e et la 36e semaine, et finalement chaque semaine jusqu'à l'accouchement. Chaque visite dure entre 45 minutes et une heure. La fréquence des suivis est adaptée aux besoins de chaque femme.

Les sages-femmes consultent les médecins (omnipraticiens, gynécologues, obstétriciens et pédiatres) au besoin. Environ six semaines après la naissance du bébé, votre dossier sera transféré à votre médecin de famille qui deviendra alors responsable de vos soins et de ceux de votre bébé.

Où aura lieu l’accouchement?
L’accouchement peut avoir lieu en milieu hospitalier, en maison de naissance ou à domicile.

Combien ça coûte?
Comme il s’agit d’un service couvert par le ministère de la Santé et des Services sociaux, les femmes n’ont rien à débourser si elles ont une carte valide d’assurance maladie.

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20 octobre 2008

La doula

Le mot "doula", (du grec ancien), est utilisé aujourd'hui dans le domaine de la périnatalité, pour nommer une femme qui a pour vocation d’aider une autre femme et son entourage pendant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale, grâce à son expérience et à sa formation. Elle incarne la figure féminine qui se tenait autrefois auprès de la femme qui met au monde son bébé, aux côtés de la sage-femme.
Aux Etats-Unis le mot “doula” est entré dans le dictionnaire et désigne une femme qui accompagne la mère pendant la périnatalité.

Elle accompagne, soutient, entoure, les femmes seules ou les couples, et leurs proches.
Elle n’exerce pas le métier de sage-femme.
Elle s’engage à la confidentialité et si elle exerce professionnellement, elle se soumet au secret professionnel.

Etre doula est une manière d’être et non de faire :

Nous, les doulas, sommes convaincues que les parents savent ce qui est juste pour eux et pour la naissance de leur enfant. Le rôle de la doula a souvent été décrit comme celui de « materner la mère » Elle est celle avec qui on partage, une compagne de route…
Les parents font appel à une doula principalement pour qu’elle les écoute, les soutienne, et pour qu’elle réponde à leurs besoins, sans les juger. Elle n’est pas là pour remplacer ou exclure le père ou autres membres de la famille et elle ne doit pas être intrusive dans leur intimité.
La Doula peut leur permettre d’accéder par eux mêmes aux informations qui leur sont nécessaires (basées si possible sur la recherche scientifique). Elle doit veiller à ne pas précéder la demande des parents, ni même orienter leurs décisions ou projets dans quelque sens que ce soit.
Elle accompagne les parents en conservant sa neutralité avec sensibilité et dans l’amour en prenant soin de ne pas influencer leurs choix à eux selon ses convictions personnelles.
Les parents sont accompagnés dans la continuité et la doula les soutient dans leur cheminement de la grossesse jusqu’aux premiers mois après la naissance de leur enfant. Elle est une figure familière du couple, de leur(s) enfants, de la famille, présente tout au long de leur apprentissage de la parentalité. Elle offre aux parents la stabilité de son engagement ainsi qu’un soutien "sur mesure" pendant plusieurs mois.
Elle s’engage au secret professionnel, et ne divulgue pas ce que son exercice lui aura permis de connaître d'intime, de familial ou de médical sur les femmes, les couples, les bébés qu’elle accompagne. Aucun accompagnement religieux à la naissance n’est proposé mais l’orientation religieuse des parents est totalement respectée. Elle ne fait pas de prosélytisme.
La doula est toujours en apprentissage. Car sans une démarche d’ouverture, de développement personnel et de connaissance de soi elle n’a pas l’objectivité nécessaire pour transmettre la confiance en eux-même à la femme/aux parents qu’elle accompagne.
Il existe plusieurs formations autour de l’accompagnement de la naissance en France et à l’étranger. Cependant une formation n’est pas une fin en soi. Il n’est pas utile de croire qu’une participation à des ateliers de 2 ou 3 jours ou à une formation sera suffisante pour devenir doula. Etre doula c’est avant tout être dans une démarche de réflexion personnelle constante sur soi-même et sur sa pratique. Cela étant, une bonne connaissance de la physiologie de la grossesse, de la naissance et de la période post-natale est indispensable pour soutenir la femme à trouver ses propres solutions.
Elle n’est pas un coach de la naissance qui va dire ce que la femme/ les parents, doivent ou ne doivent pas faire car cela est dé-responsabilisant. La doula doit utiliser ses outils avec sagesse pour aider à créer l’environnement que la mère et les parents souhaitent pour accueillir leur enfant.
Une doula n’est pas une thérapeute et ne pratique aucun acte médical, ni n’établit de diagnostic. Elle ne dispense pas de consultation ni examen ou avis médical d’aucune sorte.
Son accompagnement est complémentaire de celui de la sage femme ou du médecin et ne remplace en aucun cas le suivi médical de la mère pendant sa grossesse et l'accouchement. La doula ne suit pas la femme enceinte – elle l’accompagne.
Elle ne peut pas être présente à un accouchement sans la présence d'une sage-femme ou d'un médecin. Elle soutient et promeut le travail des sages-femmes, dans le respect réciproque de leurs compétences. Elle travaille à créer du lien, des réseaux entre tous les intervenants médicaux et sociaux.
Les doulas sont solidaires les unes des autres, prêtes à se soutenir mutuellement, à mettre leurs compétences en commun, et à partager leurs acquis. Elles travaillent avec leurs limites, là où elles en sont dans leur chemin. Elles peuvent référer un couple à une autre personne si elles ne se sentent pas capable d'accompagner ce couple.
Il n’existe pas un modèle unique de doula - en effet il y a autant de doulas différentes que de femmes. 

Une source d'informations:

Les doulas doivent pouvoir fournir une information aussi objective, complète et actuelle que possible, éventuellement basée sur la médecine factuelle, grâce :
- à leurs formations, lectures,
- aux conférences auxquelles elles assistent,
- à une bonne connaissance des outils qui permettent d'accéder aux études scientifiques,
- aux réseaux de doulas qui permettent l'échange d'informations,
- etc…

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24 octobre 2008

Une Québécoise accouche à Paris.

Francine a eu son premier bébé dans une Maison de Naissance au Québec. Pas de bol pour elle, le second décide de montrer le bout de son nez alors qu'elle séjourne dans notre beau pays. Notre belle Québecoise va se frotter aux coutumes françaises de prise en charge des femmes qui accouchent. Et encore, ce qu'elle ignore, c'est que la maternité dans laquelle elle a atterri est plutôt respecteuse des femmes et ouverte à la physiologie. Marie-Thérèse (sage-femme) était gentille. Jean-François (homme sage-femme ou maïeuticien, selon votre préférence) est lui-même un type plutôt conciliant. Il a néanmoins craqué sous le poids des protocoles et des habitudes du service...

Vidéo très intéressante ici.

Source les déchainées.com

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06 novembre 2008

Accoucher dans l'eau...naturellement.

Santé et bien être :
Écrit par Catherine Keller La Grande Époque - Genève    
21-08-2008

femme enceinte dans baignoire

Marie se prépare à accoucher, elle teste la baignoire pour nous (Maison de naissance L'Arche de Noé).

De plus en plus de femmes souhaitent accoucher « naturellement ». C’est le choix d’une ambiance intime, feutrée pour que le bébé soit moins stressé par la naissance et pour pouvoir choisir la position qui leur conviendra le mieux. Le papa peut également participer à l’accouchement après avoir suivi une préparation. Accompagnée d’une sage-femme, la maman peut choisir de mettre au monde à son domicile, dans la position assise, debout, couchée… ou même dans une piscine.

Accoucher dans l’eau chaude se fait depuis la préhistoire dans les endroits qui le permettent comme les mers chaudes ou les thermes. Car l’eau chaude (entre 36 °C et 37 °C) décontracte les muscles. La femme se sent légère, elle peut changer de position plus facilement et ressent moins les douleurs de l’accouchement. En milieu hospitalier, ceci est appelé « piscine de dilatation » et permet de limiter le recours à la péridurale.

C’est au XVIIIe siècle que les premiers chirurgiens obstétriciens ont commencé à médicaliser les accouchements, pour lutter contre la mortalité élevée observée à domicile. Ce fait a marqué les esprits et l’accouchement à la maison est souvent encore aujourd’hui associé à la notion de danger. En France, moins de 2 % des accouchements se font à domicile. Les femmes qui souhaitent accoucher à la maison sont convaincues du bien-fondé de leur démarche. Pour se renseigner on peut visiter différents forums où témoignent des femmes qui ont choisi cette expérience de vie.

Créer un relationnel de confiance
Pour accoucher dans l’eau, dès le début de la grossesse, les parents contactent une sage-femme libérale qui pratique les accouchements à la maison dans l’eau ou une maternité qui possède une salle de préparation avec une baignoire de dilatation. La sage-femme suit la famille du début de la grossesse à l’allaitement en passant, bien sûr, par l’accouchement. La proximité crée un relationnel de confiance qui rassure les parents. Certaines sages-femmes prennent des accords avec une maternité pour mettre au monde dans une de leurs salles si nécessaire ou ont au moins un contact avec les maternités pour parer à toute éventualité.

Le matériel pour accoucher à la maison dans l’eau est une baignoire assez spacieuse pour que la future maman puisse faire évoluer ses mouvements tout en restant dans l’eau. Cela peut être une piscine pliable de soixante centimètres de haut d’un diamètre d’un mètre cinquante avec des bords et un fond gonflés d’air que peut fournir la sage-femme. À cela s’ajoute un tuyau raccordé à un robinet d’eau chaude et froide et un tuyau avec une pompe pour évacuer l’eau de la piscine car l’eau doit garder une température variant de 35 °C à 37 °C maximum et rester propre pour éviter les infections. Avec un thermomètre, on veillera à ce que l’eau soit toujours à la bonne température. Au-delà de 37 °C, des tests ont démontré que le bébé et la maman présentaient de la tachycardie et en-dessous de 35 °C, la température ne permet pas aux muscles de se décontracter suffisamment.

Quand on souhaite accoucher à la maison, il est recommandé de prévoir une maternité en cas d’’accouchement prématuré où de complications. Des examens dans la maternité choisie sont effectués au préalable.

Les bienfaits du contact avec l'eau
L’eau chaude diminue la production d’hormones liées au stress et augmente le taux d’endorphines qui inhibent la douleur. Certains disent que le fait d’accoucher dans l’eau limite les déchirures et la nécessité d’épisiotomie.

Françoise Bardes, sage-femme depuis 1985, constate que « les épisiotomies qui se pratiquent largement dans les maternités françaises ne sont pas toujours nécessaires. Seul le risque d’une déchirure jusqu’à l’anus justifie cette opération. Comme les femmes qui peuvent accoucher à la maison sont celles qui ne présentent pas de complications, on ne rencontre pas vraiment cette situation ». D’ailleurs, cette pratique est devenue très rare dans bien des pays comme en Suisse où Odile Evequoz, sage-femme à l’Arcade des Sages-Femmes à Genève, confirme que actuellement sur Genève, les épisiotomies se pratiquent très peu même en milieu hospitalier.

Françoise a aidé de nombreuses mamans à accoucher dans l’eau : « Je ne dirais pas que l’eau accélère le processus mais ce qui est certain, c’est que les femmes souffrent beaucoup moins. Très peu demandent une péridurale ». Ceci est confirmé dans les maternités possédant une salle munie d’une baignoire de dilatation. Mais, « on ne peut pas en tirer de règle, j’ai une maman qui est entrée dans la baignoire pour accoucher et d’autres qui ont fait tout le travail dans l’eau et qui au moment d’accoucher ne supportaient plus de rester dans l’eau, elles ont accouché hors de l’eau. Je pense que cela est dû aux hormones, au moment de la sortie du bébé, la maman est plus dynamique. Comme l’eau est relaxante, il se peut qu’elle ait besoin d’un élément plus dense pour ce travail. »

Une fois que le bébé est sorti, il peut rester dans l’eau car il reçoit encore l’oxygène par le placenta. Le bébé garde jusqu’à l’âge de quatre mois le réflexe de ne pas respirer sous l’eau, il n’y a donc pas de crainte à avoir de ce côté-là. Mais comme le placenta peut se détacher rapidement, ce qui asphyxierait le bébé qui reste sous l’eau, il est préférable de le sortir sans trop tarder. On remarque très souvent qu’un bébé qui vient au monde dans l’eau ne pleure pas. On peut alors se poser la question : est-ce parce qu’il sort en douceur par paliers et reste en contact avec sa maman ?

Participer pleinement à la naissance de bébé
Souvent les parents qui choisissent ce genre d’accouchement suivent des cours d’haptonomie. C’est une technique qui permet aux parents d’entrer en contact avec le bébé dès l’âge de 5 mois. Cette aide développe la relation que la mère met instinctivement en place avec son bébé. La relation qui se crée permet à la mère d’aider son enfant à naître plutôt qu’à « l’éjecter ». Le père est très présent dans cette démarche et à ce moment, il participe activement à la naissance. Cette relation développe la confiance et l’envie de vivre de bébé car il se sent entouré et protégé. Cette technique renforce de plus ce que chaque parent apporte naturellement à son enfant. L’enfant absorbe tout ce qui l’entoure, les émotions, les sentiments résonnent en lui alors qu’il n’est encore qu’un fœtus. Le docteur Jean-Claude Huret décrit dans son livre Naissance, paroles d’un obstétricien la méthode en détail.

France, le site de l’association des sages femmes indépendantes donne les adresses de sages femmes proches de chez vous qui peuvent vous accompagner durant votre grossesse et votre accouchement. Certaines accouchent à domicile, parfois dans l’eau et d’autres sont associées à une maternité, elles vous aideront à accoucher en salles de préparation. Sur Paris, la maternité de l’hôpital Pierre Rouques "Les Bluets" et la clinique «des Lilas» ont une salle de «dilatation» avec baignoire mais seule la clinique «des Lilas» permet l’accouchement dans l’eau. D’autres adresses .

A Genève, l’accouchement dans l’eau est fort peu pratiqué. Par contre on trouve des baignoires de dilatation à l’hôpital de la Tour, à la clinique Générale Beaulieu et lors de l’agrandissement de la maternité du HUG deux salles de préparation auront aussi ce dispositif. La maison de naissance de Grens près de Gland permet l’accouchement dans l’eau et l’arcade des sages-femmes cherche à construire une maison de naissance à Genève mais c’est de la musique d’avenir. L’accouchement à domicile se fait si une maternité est assez proche pour pouvoir s’y rendre rapidement si besoin et la préparation dans l’eau y est possible.   

En Belgique, plusieurs maternités proposent ce moyen et plus de 4000 femmes y ont déjà accouché dans l’eau. adresses .

À Montréal, la maison de naissance du Lac-Saint-Louis possède une salle pour accoucher dans l’eau. Tel : 514 697-1199 et la maison de naissance  Côtes-des- Neiges possède trois chambres avec bassin et propose aussi de le faire à domicile si le matériel nécessaire est sur place. Tél : 514 736-2323 pour les autres villes cherchez sur ce site .

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Dans l'eau à domicile.

Je trouve le montage magnifique...

Un moment de bonheur ici.

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14 novembre 2008

Par l'OMS : Naissance normale.

Santé de la mère et du nouveau né; les soins liés à un accouchement normal.

Voici le rapport d'un groupe de travail technique.

Rapport de l'OMS ici.

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15 novembre 2008

La tradition de l'accouchement à domicile aux Pays-Bas.

30 % des Néerlandaises choisissent cette formule. C'est le pays d'Europe le plus en avance dans ce domaine.

La vidéo ici.

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Alsace : accouchement à domicile.

Alsace : l'accouchement à domicile de plus en plus populaire

Les demandes côté français se multiplient et les sages-femmes allemandes traversent donc la frontière pour donner la vie.

La vidéo ici.

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