Ni claques ni fessées!
Non, il n'existe pas de petites fessées qui ne font pas mal,
Non, humilier un enfant ne sert pas à "faire son éducation",
Non, revendiquer le droit des enfants à ne pas être fessés n'est pas un "effet de mode" !
Oui, ils ont mal, ne serait-ce que dans leur coeur et en perdant la confiance de ceux qu'ils aiment,
Oui, c'est incohérent de frapper un enfant tout en lui demandant de ne pas frapper ses camarades,
Oui, c'est facile et lache de profiter de leur faiblesse et de leur jeune age ainsi que de leur sentiments,
Oui, on peut bien éduquer ses enfants sans violence physique ou psychologique !
La France est un des derniers pays en Europe à ne pas interdire les punitions corporels des enfants par leurs parents, il y a urgence à s'interroger pourquoi et à changer les mentalités.

Education respectueuse ALICE MILLER
IL N Y A PAS DE BONNE FESSEE...
Pourquoi les fessées, les gifles et même des coups apparemment anodins comme les tapes sur les mains d'un bébé sont-elles dangereuses ?
Elles lui enseignent la violence, par l'exemple qu'elles en donnent.
Elles détruisent la certitude sans faille d'être aimé dont le bébé a besoin.
Elles créent une angoisse : celle de l´attente de la prochaine rupture.
Elles sont porteuses d'un mensonge : elles prétendent être éducatives alors qu'en réalité elles servent aux parents à se débarrasser de leur colère et que, s'ils frappent, c'est parce qu'ils ont été frappés enfants.
Elles incitent à la colère et à un désir de vengeance qui restent refoulés et qui s'exprimeront plus tard.
Elles programment l'enfant à accepter des arguments illogiques ( je te fais mal pour ton bien) et les impriment dans son corps.
Elles détruisent la sensibilité et la compassion envers les autres et envers soi-même et limitent ainsi les capacités de connaissance.
Quelles leçons le bébé retient-il des fessées et d'autres coups?
Que l'enfant ne mérite pas le respect.
Que l'on peut apprendre le bien au moyen d'une punition (ce qui est faux, en réalité, les punitions n'apprennent l'enfant qu'à vouloir lui-même punir).
Qu'il ne faut pas sentir la souffrance, qu'il faut l'ignorer, ce qui est dangereux pour le système immunitaire.
Que la violence fait partie de l'amour (leçon qui incite à la perversion).
Que la négation des émotions est salutaire (mais c'est le corps qui paie le prix pour cette erreur, souvent beaucoup plus tard).
Qu'il ne faut pas se défendre avant l'âge adulte.
C'est le corps qui garde en mémoire toutes les traces nocives des supposées "bonnes fessées".
Comment se libère-t-on de la colère refoulée?
Dans l'enfance et l´ adolescence :
On se moque des plus faibles.
On frappe ses copains et copines.
On humilie les filles.
On agresse les enseignants.
On vit les émotions interdites devant la télé ou les jeux vidéo en s'identifiant aux héros violents. (Les enfants jamais battus s'intéressent moins aux films cruels et ne produiront pas de films atroces, une fois devenus adultes).
A l'âge adulte :
On perpétue soi-même la fessée, apparemment comme un moyen éducatif efficace, sans se rendre compte qu'en vérité on se venge de sa propre souffrance sur la prochaine génération.
On refuse (ou on n'est pas capable) de comprendre les relations entre la violence subie jadis et celle répétée activement aujourd'hui. On entretient ainsi l'ignorance de la société.
On s'engage dans les activités qui exigent de la violence.
On se laisse influencer facilement par les discours des politiciens qui désignent des boucs émissaires à la violence qu'on a emmagasinée et dont on peut se débarrasser enfin sans être puni: races " impures ", ethnies à " nettoyer ", minorités sociales méprises.
Parce qu'on a obéi à la violence enfant, on est prêt à obéir à n'importe quel autorité qui rappelle l'autorité des parents, comme les Allemands ont obéi à Hitler, les Russes à Staline, les Serbes à Milosevic.
Inversement, on peut prendre conscience du refoulement, essayer de comprendre comment la violence se transmet de parents à l'enfant et cesser de frapper les enfants quel que soit leur âge. On peut le faire (beaucoup y ont réussi) aussitôt qu'on a compris que les seules vraies raisons de donner des coups "éducatifs" se cachent dans l'histoire refoulée des parents.
© Alice Miller
Chacun est libre de diffuser ce texte, sous condition de ne rien y changer.
Jeudi 22 Mai 2003
Alice Miller
Sans claques, comment faire?
Abus et maltraitance de l'enfant
Aux Etats-Unis, il y a encore 20 Etats où les châtiments corporels sont autorisés à l'école et même sur les adolescents. Les personnes qui peuvent s'indigner de ces faits et qui en mesurent les graves conséquences, comprendront sans problème tous les livres d'Alice Miller. Elles comprendront aussi pourquoi cet auteur s'engage autant pour libérer la société de son ignorance à l'aide de ses livres, articles, tracts, interviews et réponses aux courriers des lecteurs sur son site. Elle insiste sur le fait que la maltraitance des enfants produit non seulement des enfants malheureux et perturbés, des adolescents destructeurs mais aussi des parents maltraitants. Grâce à ses recherches sur l'enfance, Alice Miller a compris que la violence exercée sur les enfants conduit à la violence globale qui règne sur le monde entier, d'autant plus que l'on commence à frapper les enfants dans les premières années de leur vie, justement au moment où leur cerveau se construit.
Même si les conséquences scandaleuses sont évidentes, elles ne sont pas perçues et encore moins prises en compte par la société. Or, la situation est facile à comprendre : les enfants ne sont pas autorisés à se défendre de la violence des parents et sont alors obligés de supprimer et refouler les réactions naturelles à l'agression parentale comme les émotions de la colère et d'angoisse. Ce n'est qu'à l'âge adulte qu'ils peuvent décharger ces émotions très fortes, sur leurs propres enfants ou, dans certains cas, sur des nations toutes entières.
Alice Miller décrit cette dynamique dans ses 13 livres et l'illustre non seulement à l'aide des récits de ses patients, mais aussi à l'aide de ses nombreuses études sur les biographies des dictateurs et d'artistes très connus. L'omission de ces discours sur l'enfance dans la société permet d'entraîner chez les enfants, dans l'obscurité familiale, des comportements extrêmement dangereux comme la brutalité, le sadisme et d'autres perversions, ce que l'on aime appeler ensuite, chez l'adulte, des « troubles génétiques ».Ce n'est qu'en prenant conscience de cette dynamique que l'on peut rompre la chaîne de la violence, pense Alice Miller, et elle consacre son œuvre à cet éclairage.
Durant ces dernières années, elle a développé un concept de thérapie qui propose aux gens en souffrance de se confronter avec leur passé, pour rencontrer l'angoisse de l'enfant battu, la ressentir et s'en libérer. Il s'agit de la peur enfantine du parent tout puissant, qui pousse l'adulte à maltraiter les enfants. Nombreuses sont les propositions ésotériques et spirituelles qui promettent une guérison, mais dont le seul but est de camoufler les terreurs vécues dans l'enfance.
Alice Miller pense que, malgré les aspects tragiques de sa découverte, celle-ci apporte quand même des options positives et optimistes, parce qu'elle ouvre la porte à la conscience, à la perception de la réalité de l'enfant et en même temps à la libération de l'adulte de sa peur enfantine et de ses effets destructeurs. Sa perception du vécu réel de l'enfant n'est plus en lien avec celle de la psychanalyse. A son avis, celle-ci reste dans la vieille tradition qui accuse les enfants et protège les parents, autant dans la théorie que dans la pratique. Pour cette raison AM n'est plus membre de l' Association Psychanalytique Internationale.
Extrait du site d'Alice Miller.
Lien vers site Alice Miller:
http://www.alice-miller.com/index_fr.php
Vidéo conférence Maltraitrance
Résumé de la conférence puis lien vidéo:
"Je suis persuadée que si les parents avaient la chance d'être informés, à la naissance de leurs enfants, de la gravité des mauvais traitements qu'on leur inflige volontairement ou involontairement, ils pourraient faire des choix sur la meilleure façon de les accompagner.
Pour cela il faut oser sortir du silence et dire ouvertement et sans détour les conséquences de ces actes sur le devenir des individus plutôt que de rester installé dans le confort de la fatalité ou de la malchance.
Il est maintenant prouvé scientifiquement que ce n'est pas la fatalité qui intervient dans les comportements délinquants, destructeurs par le suicide, la drogue, l'alcool ou la soumission à la pédophilie et la violence de nos enfants.
Trop de gens encore ignorent et veulent ignorer cet état de fait et préfèrent renforcer la violence éducative pour obtenir toujours plus d'obéissance des enfants sans se soucier nullement que c'est justement dans l'état de peur que le lien de confiance et d'amour ne peut pas exister.
C'est dans cette discipline dépourvue de tout sentiment que nous fabriquons justement une adolescence et des futurs adultes dépressifs, brutaux et avides de pouvoir.
Cette conférence peut permettre à tout ceux qui l'oseront de comprendre l'intérêt de ne pas brutaliser les enfants et de profiter de l'outil de réparation que propose Alice Miller "pour les plus jeunes": DIRE LA VÉRITÉ AUX ENFANTS."
Brigitte O.
Education Montessori
Le livre en ligne: COMPRENDRE LA METHODE MONTESSORI.
Maria Montessori (1870-1952), le médecin italien qui créa cette méthode, a eu un génie particulier pour observer les enfants tels qu’ ils sont réellement plutôt que de les voir comme les adultes souhaiteraient qu’ils soient.
Les écrits du Dr. Montessori suggèrent aux parents et aux enseignants de nombreuses conditions avantageuses pour le développement naturel de l’enfant, de sa naissance jusqu’à sa maturité. Le matériel de classe est simplement une réalisation d’un aspect de sa philosophie globale.
Dernier livre d'Alice Miller
Ta vie sauvée enfin.
SAUVER NOTRE VIE: c'est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Plutôt que de nous enfermer dans la dépression ou, plus fréquemment encore, dans l'automys- tification et le déni des souffrances qui nous ont été infligées durant notre enfance, il nous appartient de chercher à nous en sortir en comprenant quels sont nos vrais besoins. Accepter de se confier à un témoin empathique, apprendre à aimer l'enfant que l'on fut, lever le refoulement et vivre ses émotions (peur, indignation, colère) enfouies, tel est le chemin par lequel passe la véritable liberté intérieure. Un livre-somme de toute la pensée d'Alice Miller, puisqu'il rend compte de ses recherches les plus récentes et de l'efficacité de la méthode thérapeutique qu'elle a mise au point.







